
Retour dans le hangar magique de Bobigny pour le chapitre 5 de « Hänsel und Gretel ». Une fois de plus, la potion concoctée par les sorciers de la Die Nacht était un grand cru. 7 heures de musique ont défilé comme un éclair. Au réveil, un dimanche après-midi de Pâques, cette parenthèse enchantée nous revient comme un flash, avec une question lancinante : était-ce un rêve ?
Il y a toujours un côté excitant à se rendre à la Die Nacht. L’adresse reçue au dernier moment par mail, le périph à traverser, la surprise du lieu, la rencontre. Pour les parisiens que nous sommes, sortir dans une zone industrielle de banlieue, c’est un peu l’aventure. GPS activé, mauvaise radio allumée, ambiance course d’orientation. Porte de la Chapelle, Porte de la Villette, immeubles impersonnels, terrains vagues, lampadaires blafards, un entrepôt obscur, on est arrivé. A part les vigiles à l’entrée, pas âme qui vive autour de nous. On pénètre dans l’antre Die Nacht, la fête peut commencer.
C’est Céline du label Sundae qui assure le warm-up. Une house tranquille mais entêtante, quelques aficionados ont commencé à danser, d’autres explorent le lieu. Des mouvements de danseurs rétros en noir et blanc sont projetés sur les murs, on a envie de les imiter, et on se pose devant la scène, entre les rangées d’enceintes suspendues. Un son léché, une foule enthousiaste, des bières abordables : la soirée, une fois de plus, débute très bien.
L’ambiance prend une nouvelle dimension quand Daniel Bortz s’empare des platines. Des beats plus agressifs, un groove sensuel, des tracks toujours pointues, avec parfois quelques couleurs pop. On vous avait prévenus, ce mec est un génie. Beaucoup sont venus pour lui, la salle est totalement remplie, et conquise. L’euphorie nous gagne quand le « light designer » Schmigoz sort ses armes et qu’un torrent de lasers envahit la salle. La foule, plongée dans l’obscurité, ondule au milieu des formes multicolores. Daniel Bortz enchaîne avec la plus grande fluidité, on a droit à l’hymne Boyz 2 Men, au remix de James Blake, on est heureux.
Après, c’est Phred et Valentin du label La dame Noir qui prennent le relais. Pas mal de monde est parti, la salle est à nous. On sait plus très bien ce qu’il s’est passé, à part que nos corps n’ont pas pu s’arrêter de danser. Un peu avant 6H, la lumière se rallume, et si la coupure est moins brutale qu’à la précédente session à Montreuil, on en reste pas moins abasourdi. Cette nuit est passée tellement vite. Un nouveau samedi soir s’est achevé, avec ses rencontres, ses découvertes. Il ne nous reste plus qu’à patienter jusqu’à la prochaine « Hänsel und Gretel », en réécoutant Daniel Bortz. Préparez-vous bien, cet épisode sera le dernier.
Retouches photos : Gaëlle Mathieu
Merci à John pour son aide












































































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