L’Interview DJ/Podcast #2 : Grandsalon

Un article de Solène. Rangé dans le tiroir Du son et du bon

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Publié le 23 novembre, 2011 - Pas de réaction

Podcast Sous la Jupe avec Grand Salon numéro 2

Grandsalon//Souslajupecast#2 – Lost in endings mix by GRANDSALON
Podcast #1 – Grandsalon pour SousLaJupe.net by SousLaJupe.net

 

Tarek aka Grandsalon est un jeune Dj parisien créatif et inspiré. II s’est prêté au jeu des questions pour SousLaJupe.net. Plus encore, il devient dès aujourd’hui Dj résident en proposant  un podcast par mois. Grandsalon prône une musique intelligente (mais pas prise de tête), racontant des histoires. Il développe une techno mélodique, une mélodie technique…un voyage où l’imagination se révèle, où le corps souhaite s’exprimer et danser ! On n’en demande pas plus !

 

Un dj à découvrir sur SousLaJupe.net !

 

 

Souslajupe.net : Quel est ton rapport à la musique, ton parcours musical ?

 

Grandsalon : Je viens d’une famille dans laquelle la musique n’a pas une grande place. Je n’ai jamais pris de cours de solfège, et je ne joue aucun instrument.  Jeune, j’écoutais beaucoup de rap (je continue d’ailleurs, ce sont les mêmes cd qui tournent depuis 2003). La techno, ce n’était clairement pas mon monde. Il a fallu du temps pour que j’admette que ça me faisait danser. On va dire que je m’y suis retrouvé par rebond.

 

SLJ : Comment décris-tu ton son ?

 

Grandsalon : Décrire son son est toujours très difficile. Le mieux c’est de l’écouter ! On va dire que c’est assez introspectif. J’aime bien réfléchir en dansant. Au niveau des influences, je dirais que le mix porte bien son nom. On doit se renouveler, et cela impose d’aller dénicher de belles choses partout. J’essaie au moins d’avoir un parti pris, une idée. J’essaie de raconter des histoires. Je suis très influencé par des artistes comme Rone qui racontent vraiment quelque chose.

 

 

SLJ : Que penses-tu de l’association qui est souvent faite entre «  Hipster » et « Electro »?

 

Grandsalon : Plein de choses ridicules. Hipster, ça m’évoque une manière de se voir rassurante, parce que sensée qualifier une avant-garde. L’électro, on en parlait dans la question précédente. Les deux mots sont un peu vides en fait.

 

SLJ : Qu’est-ce qui t’a donné envie de mixer ?

 

Grandsalon : J’ai eu envie en regardant et en essayant. C’est fascinant de faire danser les gens, ne serait-ce que la personne qui est à côté de toi. Apprendre le mix n’est pas le plus dur, c’est apprendre à écouter la musique qui est difficile.

 

SLJ : Qu’attends-tu de cette pratique ? La professionnalisation?

 

Grandsalon : Je me satisfais déjà de faire danser les gens de temps à autre. J’adore ça, mais il faut remettre les choses à leurs places. La musique est une passion, et pour l’instant, ça doit le rester. La démocratisation des outils fait qu’aujourd’hui le plus dur n’est pas de mixer. C’est comment le faire qui importe. Je pense qu’il faut être patient, ne rien en attendre parce qu’on peut aussi s’y perdre. Laisser venir.

 

SLJ : Un EP qui vient de sortir et que tu écoutes en boucle?

 

Grandsalon : Les labels Cinematique et Loki Recordings sont de vraies mines d’or, Idiot Idols (Sisters and Brothers), Lanny May (Kaleidoscope EP, à écouter d’urgence) et Mig Dfoe tournent assez régulièrement dans mes oreilles. Je passe beaucoup de temps à chercher aussi, à apprendre. Je m’arrête quand ça me plaît et je prends le temps qu’il faut pour vraiment écouter  correctement.

 

 

SLJ : Les lieux que tu préfères pour le sound system ? Pour la programmation ? Es tu, avant tout un grand consommateur de soirées ?

 

Grandsalon : Assez. J’aime danser. Le sound system du Rex est pas mal. Celui de la Gaîté Lyrique aussi. La prog du Rex est assez satisfaisante. Régulièrement on y trouve quand même de quoi se réjouir.

 

SJL : Écoutes-tu d’autres styles de musiques ? Les fusions entre les genres t’intéressent-elles ? Si oui, lesquelles ? 

 

Grandsalon : Évidemment, au bout d’un moment je suis écœuré. Du rock, du rap, de la soul, de la funk, tout ceci me fait respirer. La musique d’Afrique de l’Ouest fait partie de mes refuges. Les fusions me passionnent. Dernier exemple en date : un ami m’a fait découvrir Mister Raoul K, musicien Ivoirien exilé à Berlin. Beau programme. Je le conseille à tous.

 

 

SLJ : Dirais-tu que le son a engendré le milieu de la nuit et sa vie ou l’inverse?

 

Grandsalon : Certaines musiques ont besoin de la nuit pour s’exprimer. Les deux se nourrissent.

 

SLJ : Si tu devais décrire les nuits parisiennes, que dirais-tu? Son public ? Qualité ou Quantité (fric etc…)?

 

Grandsalon : Je pense que la qualité est rare à Paris. Les événements de qualité existent mais ils sont encore en nombre insuffisant, alors c’est toujours la bousculade, contrairement à des villes comme Berlin ou Amsterdam ou la fête est une habitude. Les gens y  sont plus calmes et se respectent plus. Je n’aime pas le côté défouloir de la fête parisienne. C’est énervant de se faire bousculer au moindre pas de danse ou d’être confronté à des gens qui ne sont pas là pour danser.Cela dit, depuis un ou deux ans Paris recommence à bouger. On voit beaucoup d’initiatives, malgré les contraintes administratives grandissantes. Avec le temps, il a fallu être débrouillard. Quant au public, je dirais qu’il correspond souvent à la qualité de la musique.

D’autres sons de Grandsalon :
Grandsalon – Live Set @ Greenroom (CCCC#2) by GRANDSALON

Grandsalon – Les deux allers-retours du 25 (set) by GRANDSALON

Grandsalon – Next to Jaisalmer mix by GRANDSALON

Grandsalon – CCCC# 1 @ Greenroom (Wurst Dedicace) by GRANDSALON

 

A propos de Solène

Joyeusement râleuse, agréablement hystérique, classement nippée, artistiquement inclassable, raisonnablement contradictoire... écoute beaucoup trop de House music!

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