Otto10 3ème édition : le fusion en banlieue parisienne

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1er novembre 2013 – midi/minuit         
Tout a commencé un soir du Unknown festival dont on t’a récemment fait le récit. Au milieu des bois croates nous sommes tombés sur un Français au visage pailleté qui laissait aller son corps aux rythmes de la musique, qui n’est autre que l’un des organisateurs des événements Otto10. Hum Otto10 ? Oui oui en effet ça me dit quelque chose mais je n’ai encore jamais testé. Qu’à cela ne tienne la prochaine édition arrive dans deux mois dans le Paris du XXIème siècle, j’ai nommé derrière le périph ! Me voilà donc le 1er novembre à Paris ou plutôt à Bobigny en route vers la OTTO10 #3 – La nuit ça commence à midi – Ft. Platon Records.

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Enfin j’allais découvrir ces journées/soirées dont bizarrement j’entendais beaucoup plus parler à mon retour de Croatie. Les rumeurs racontent que ce sont des évènements à ne pas louper, qui changent de ce qu’on a l’habitude de voir où les gens sont ouverts, gentils, simples et ne se prennent pas au sérieux. Apparemment les rumeurs sont vraies. Déjà les organisateurs posent le décor en te conviant dans un chapiteau, un chapiteau un peu loin du métro, caché entre un immeuble en béton qui te fait penser au 6B, Berghain et autres clubs du genre. Une sorte de restaurant implanté dans une vaste zone d’activités au bord d’une route nationale, qui a déjà accueilli les BP l’été dernier. En gros, on est sortis de Paris et c’est tant mieux, ça ne fait pas de mal.

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OTTO 10

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La sécurité passée je découvre un véritable carnaval. Le chapiteau garde des allures de cirque avec en plus l’équipe d’Otto10 qui a customisé les lieux à base de vinyles, lustres clinquants, boules à facettes, lampions multicolores, foulards, fleurs, etc. Et pour notre plus grand bonheur, la déco ne rassasie pas ces grands enfants créatifs, ils ont agrémenté tout ça de multiples surprises : lâché de costumes et de soleils, parade carnavalesque, atelier massage, studio photos créatif, cours de hula hoop, food… Grosse réminiscence du Bar 25 en somme, et largement de quoi tenir tranquillement de midi à minuit !

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Bon et puis bien sûr on était aussi là pour la musique, pur plaisir, un enchainement de lives tout en douceur et en subtilité, qui viennent chatouiller tes oreilles : ça repose après les heures passées la veille au Cabaret Sauvage en mode clubbing. C’est Platon Records qui était l’invité de la journée. Un jeune label qui monte pas mal, avec sa techno mélodique, qui fait la part belle à l’acoustique. On commence avec NU, qui livre un set planant et minimal. A peine arrivés, on est déjà pris au piège d’une ambiance cotonneuse, et on aimerait danser toute la vie sur ces sonorités réconfortantes. Après lui, Issa Maïga livre un live efficace, on est heureux. On retiendra aussi le dernier live de Nôze et sa virtuosité : 22H30, 39 de fièvre, je pense à rentrer dormir, mais Nôze me réveille avec ses mélanges de percussions africaines, de basse deep, et de mélodie venue des pays de l’Est. Un mélange des genres qui paraît incongru et qui pourtant a bien marché. On aime, on adore. On aime aussi que foule et artistes se mélangent chez Otto10, exit la barrière de la scène, ainsi le chanteur de Feathered Sun est-til venu parmi nous, nous caresser le visage, chaleur ! On apprécie le public, genres et âges mélangés, on se sent tous jeunes, c’est une effusion d’énergie. Je m’arrête, je m’emporte.

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Photos : Pauline

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Photos : Yamsu